03/09/2012

Révolutions colorées... Gay Prides... et coetera

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Révolutions colorées en cagoules... Abusives Gay Prides... et coetera

 

Par Catherine L.

 

Notre précédent post nous ayant valu off line deux commentaires et une question, nous allons, pour une fois, au lieu de vous parler de livres, y répondre ici.

On nous a dit « vos positions sont quand même extrémistes » ; on nous a demandé « êtes-vous homophobes comme The Saker ? » et on nous a dit encore « deux ans de prison pour du pipi-caca, tu admettras que c'est lourd ».

Réponse 1 :

Nous ne voyons pas en quoi rappeler que deux et deux font quatre serait de l'extrémisme. Nous n'inventons RIEN. En revanche, l'auto-aveuglement poussé si loin est bien, lui, une forme d'extrémisme dans le déni. Et il est vrai que les CAUSES de cette cécité volontaire – lâcheté crasse et servitude enthousiaste – nous déplaisent à l'extrême. Nous répugnent pour tout dire. Tout le monde n'est pas obligé d'avoir du courage. Nous n'en avons pas plus que d'autres. Pourquoi ne pas l'admettre au lieu de jouer les Tartufes déguisés en autruches ?

Réponse 2 :

Les Grosses Orchades ne peuvent répondre pour The Saker, que nous avons découvert en même temps que vous. Nous avons lu les papiers auxquels ses liens conduisaient et n'y avons rien vu d'homophobe. Je vais y revenir.

Réponse 3 :

Pour les deux ans de cabane clamés excessifs sanctionnant une manifestation estimée artistique doublée ou non d'une protestation politique, j'y viens tout de suite.

 

Mises au point

 

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Ôtez les couleurs et vous avez le Ku Klux Klan

 

Pourquoi « doublées ou non » ? Parce que le single du désormais tube (qui se vend très bien, merci) et la video qui a fait le buzz sur la toile ne rendent pas compte de l'événement réel. Parce que les deux ont été fabriqués après coup par les services londoniens du Département d'Etat (US) et les journalistes z-indépendants du Guardian. Après ajout de quelques détails nouveaux : les attaques contre Poutine, par exemple, qui n'ont jamais été proférées dans la cathédrale du Christ Sauveur. Vous savez, avec Photoshop et du son digital, on arrive à faire des trucs pas mal, de nos jours. Et, bien sûr,  les « artistes » n'ont été arrêtées et inculpées qu'après que ces deux intéressants artefacts aient inondé l'Internet. Parce que les offenses faites aux croyants ont aussi offensé les impies (comment peut-on être à ce point per russe ?)

Contrairement aux militants de l'indignation sélective, je n'ai pas, une seule seconde, cru à la version des faits véhiculée par les vieux chevaux de retour de la propagande d'égout. Paranoïaque et complotiste comme je suis, j'y ai vu la main du frai de Goebbels lançant une attaque en règle, planifiée et concertée, contre l'Eglise orthodoxe russe, dans la foulée de celle qui a fait rage ces dernières années contre l'Eglise catholique et apparemment pour les mêmes motifs (je veux dire dans le même but). Manoeuvre à laquelle « on » a ajouté des attaques ad hominem contre Poutine. Pour rentabiliser au maximum la mise de fonds, certes, mais aussi, bien, sûr, pour punir les Russes de s'être mis dans le chemin de nos caprices en Syrie. De quoi se mêlent-ils ces multipolaires ?!

[ Loin de nous l'idée de semer la zizanie chez les croyants, mais, vous avez remarqué ?... Plein de pédophiles chez les cathos... Plein de corrompus chez les orthodoxes... Que des terroristes chez les coraniques... et chez les luthériens, calvinistes, anglicans, piétistes, baptistes, anabaptistes, quakers, unitariens, méthodistes, presbytériens, pères pèlerins, frères moraves, témoins de Jéhovah, scientologues, mormons et adventistes du 7e jour ? RIEN, nada de nada, pas la moindre main baladeuse, pas le plus petit billet vert égaré dans une poche prêcheuse... Tudieu, que de vertu ! Et on s'étonne qu'ils veuillent nous faire la leçon ? Ceci était une parenthèse. ]

Les leçons de vertu, donc, outre la prière punk susdite, ont encore pris ces formes :

 

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Appel à destruction de monuments publics

(et les Russes n'ont qu'à parler anglais comme tout le monde)

 

Bien entendu suivi d'effet. Ce qui énerve à Marseille  :

Safia Lebdi, élue de la République Française du groupe EELV, cautionne les actes de profanation des FEMEN

Il est temps que les élu(e)s de la République rendent des comptes  non seulement pour leurs actes mais aussi pour leur prises de position !

A force de permettre qu'ils soutiennent l'insoutenable  nous autorisons une impunité qui amènera les débordements les plus sectaires sur notre territoire et qui peut à terme menacer notre sécurité nationale .

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Enfin, pendant qu'on y était, car à quoi bon lésiner :

 

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Appel au meurtre par voie d'affiches

 

Egalement suivi d'effet, même si on se contente, pour l'instant, de cibles lambda  (on notera que l'assassin est au moins bilingue) :

Vendredi 31 août 2012

Russie-Kazan : Ils ont commencé à tuer pour Pussy Riot ! MAJ

Le pire qui était à craindre en Russie est arrivé. Comme je l'avais annoncé, citant l'archiprêtre Vsevolod Chaplin, une réponse faible ou une absence de réponse des autorités Russes aux actes de profanation commis contre les symboles religieux orthodoxes après l'annonce du verdict du jugement des Pussy-Riot allait entraîner une montée en puissance de la violence anti-orthodoxe et se terminer par des meurtres.

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Notre avis :

L'Eglise byzantine et celle de Rome sont assez grandes pour se défendre toutes seules, et, ici, on est athées. Nous n'allons donc pas nous croiser pour libérer le tombeau du Christ ni prétendre que les religions organisées sont des ramassis de petits saints. Mais les manifestations d'intolérance nous gênent, d'où qu'elles viennent et où qu'elles aillent. Surtout si elles sont déchaînées par la fine fleur des oppresseurs, au nom des femmes et de la liberté d'expression.

« Des oppresseurs » ? Croit-on sérieusement qu'un tel pandémonium puisse être le fait de trois pauvres gourdasses, qui déployaient depuis des mois de grotesques efforts pour se faire arrêter sans jamais y être parvenues ? Manipulées, certes, et pas qu'un peu. Mais je ne partage pas à leur égard la compassion de Paul Craig Roberts : « Mon coeur va vers les trois femmes russes qui forment l'orchestre de rock Pussy Riot. Elles ont été brutalement trompées et utilisées par les ONG aux gages de Washington, qui se sont infiltrées partout en Russie. On a chargé les Pussy Riot d'une mission qui était clairement de bafouer les lois en vigueur.»

Moins naïve ou moins généreuse que lui, je n'arrive pas à voir ces femmes comme des victimes : accepter de l'argent ou toute autre forme de gratification d'une puissance étrangère en train d'encercler votre pays pour l'aider à subvertir son intégrité est un crime de haute trahison. En d'autres temps et en d'autres lieux, les trois sottes auraient eu droit à la corde, au mur ou à la guillotine, sans que personne songe à moufter.

Notre post n'a fait le parallèle qu'avec Assange et Manning parce qu'il s'était imposé à l'auteur du billet, mais nous aurions pu en faire un autre. C'est Georges Stanechy qui s'y est collé sur son excellentissime blog A contre courant.

dieudonné-chrisactu.jpgCombien d'années y a-t-il en effet que Dieudonné peut être - et est - interdit d'exercer son art (oui, son art, vous n'êtes pas obligé d'aimer, il ne vient pas l'exercer chez vous de force) par le premier affairiste ou politicard venu, sans jamais avoir été condamné à quoi que ce soit, pour quoi que ce soit par aucun tribunal ? Et qu'ont fait pendant tout ce temps nos champions de la liberté d'expression ? Tenu leurs manteaux aux lapideurs pour qu'ils aient les mains plus libres ? L'ineffable Filipetti fait grand cas de « l'insolence de leurs vingt ans » (elles en ont trente), et si Dieudonné n'a plus ses vingt ans, il a des enfants à nourrir et à élever, qui se débrouilleront comme ils pourront avec un père empêché de gagner sa vie pendant beaucoup plus de deux ans parce que ses opinions déplaisent aux puissants et à leurs roquets.

Il n'y a pas pires esclaves que ceux qui se font croire qu'ils sont libres, dit Goethe. Et il y a des gens qui se croient en démocratie parce qu'on leur permet d'aller brailler dans la rue des slogans qui servent les intérêts de leurs maîtres. Qu'ils essaient donc de manifester une seule fois en faveur de quelque chose qui leur déplaît pour voir...

Samedi 18 août 2012

« Pussy Riot » & Propagande de Caniveau...

Georges Stanechy - A contre-courant

 

« Les mots, dans le monde où nous vivons, sont souvent employés pour déformer, dissimuler, ou manipuler, le sens qu’ils sont censés véhiculer… C’est devenu un langage de mensonges.

Ces mensonges peuvent atteindre une telle force persuasive, envahissante, que le menteur lui-même est convaincu de dire la vérité. »Harold Pinter

Une « prière Punk »

Je  me délecte, en cette période estivale, des feuilletons médiatiques. Mieux que « Plus Belle la Vie », contempler « Plus Belle l’Imbécillité », pour rester poli : quel régal ! Le record dans le genre : l’hystérie collective de tous nos médias s’emparant de l’affaire “Pussy Riot” en Russie…

Ce groupe de Rock-Punk, composé de trois femmes russes, vient d’être jugé pour délit d’incitation à la haine religieuse, atteinte à l’ordre public et aux institutions de l’Etat, provocation à l’émeute, insulte au chef de l’Etat, dégradation d’édifice, violence physique sur personnes et autres délits qualifiés de « hooliganisme ».

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*

 

Je m'en voudrais de passer sous silence le papier, intrépide et informé comme toujours, qu'Israël Shamir a consacré à l'affaire.

Pour ceux qui débarquent dans ce blog, je rappelle qu'Israël Adam SHAMIR est un écrivain et journaliste qui a la double nationalité russe et israélienne ; qu'il vit en Russie et retourne quelquefois dire bonjour en Palestine; qu'il s'est converti au christianisme orthodoxe à peu près quand Mordechai Vanunu s'est converti au catholicisme,  et qu'il dénonçait déjà les menées de ces petites mains de la CIA au mois de janvier 2012. Sa foi le regarde, ce n'est pas notre affaire, mais ses opinions, ses analyses et ses prises de position politiques nous intéressent au plus haut point. On ne perd jamais son temps à le lire, et je recommande en passant, aux internautes curieux de la vie en Fédération de Russie, ses autres articles traduits en français. On va sur : http://www.israelshamir.net/, on clique sur « Français» dans la colonne des langues et on les a tous. Pour le machin du jour, c'est là :


Mégères non apprivoisées : les "Pussy Riots"

 par Israël Adam Shamir

 

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Elles n'ont jamais rien produit, mais sont universellement admirées; vous n'en voudriez sûrement pas chez vous, mais vous voulez absolument qu'elles fassent la loi chez vos adversaires, et qu'ils les adorent. Vous voulez que je vous fasse un dessin ? Elles ont choisi un nom qu'on ne peut pas répéter en société, nous les appellerons par leurs initiales, les PR, et on ne saurait nier qu'elles aient du talent pour les relations publiques.  Mais de quoi s'agit-il ? Ce n'est pas un groupe de rock ou des punk. Un journaliste anglais s'en étonnait : elles n'ont jamais produit un air, une chanson, un graffitti, rien, nada de nada, nothing at all. Alors comment peut-on  les qualifier d'artistes ? Question délicate pour leurs supporteurs, mais ils s'en tirent élégamment : c'est le Département d'État US, réputé pour son amour de l'art, qui a payé pour leur premier et unique single, fabriqué par The Guardian à partir de quelques images et bruitages.

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Enfin, comme il était prévisible, les «chanteuses» à un seul single ont déjà fait des émules. En Allemagne. Et l'Eglise d'Allemagne a riposté. S'agit-il, se demande Philippe Grasset, d'un phénomène spontané de mimétisme, d'une sorte de mode qui saisirait les esprits faibles ? Il n'en croit rien. Nous non plus. Saluons en passant ce blog très informé, aux analyses toujours pointues. C'est là :

 

25/8/2012 - Bloc-Notes

Qu’est-ce que l’Allemagne va faire de son Pussy Riot ?

Autour du procès et de la condamnation des trois jeunes femmes russes du groupe Pussy Riot, il y a eu de nombreuses “actions” du domaine dans le monde extrêmement civilisé du bloc BAO, en signe de solidarité et d’activisme postmoderniste. Ce fut le cas dans la cathédrale de Cologne (voir Russia Today, le 20 août 2012), où trois jeunes gens, – deux du sexe masculin et un du sexe féminin, – accomplirent une performance équivalente à celle des Pussy Riot en février. Les trois personnes ont été arrêtées et inculpées.

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Et pendant que vous serez dans le Bloc-Notes de DeDefensa.org, ne ratez pas les aventures de l'inénarrable Laurent Fabius chez les Turcs. Ce serait dommage :

 

Hillary, Hague & Fabius, le nouveau groupe Pussy Riot

Il faut le noter avec une certaine préoccupation : les éminences diplomatiques de nos puissances tutélaires du bloc BAO commencent à laisser planer quelques inquiétudes sur leurs comportements. C’est assez remarquable parce que l’habitude des choses nous a accoutumés à la mesure, la politesse, le self-control, l’habileté au compromis, éventuellement l’élégance de ces maîtres de la diplomatie. Ils ont dans leur lignée des noms honorables et fameux, les Vergennes, Talleyrand, Tocqueville, Jobert, les Wellington, Palmerston, Anthony Eden, les Thomas Jefferson, Marshall, Acheson, – que du beau linge, et qui savait diablement se tenir… Qu’est-ce qui leur prend ?

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[ «Bloc BAO = Bloc Atlantiste Occidentaliste, soit USA, Royaume Uni, France, Israël, les deux Canadas, Australie, Nouvelle Zelande, et, bien entendu, le reste de l'Union Européenne. ]

[ Extrait de citation de Webster Griffin Tarpley – PressTV.com - sur la déclaration de Fabius : « C'est un langage que nous n'avons pas entendu en Europe depuis l'ère fasciste. C'est le langage d'une dictature fasciste, et, bon, Fabius n'est pas encore tout à fait ça, mais (...) il va dans cette direction. » ]

 

Ce n'est pas notre faute si l'actuel gouvernement français n'en rate pas une... Ceci n'était pas prévu dans nos Mises au point.

 

24.08.2012

La Dissidence française

Lettre ouverte à Cécile Duflot : « Que diriez-vous d'assumer ? »

par Vincent VAUCLIN,

 

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Madame la Ministre,

Ce jeudi 23 Août 2012, vous avez risiblement honoré votre fonction en posant avec une cagoule et une petite ardoise arborant fièrement ce message éminemment subversif “Free Pussy Riots”.

Votre soutien à un groupe de “féministes punk” est en effet ridiculement essentiel. Les “Pussy Riots” se sont illustrées par la profanation de la Cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

Dénonçant “l’autoritarisme russe”, vous ne réalisez sans doute pas la portée nocive de ce geste qui, en vertu de la Loi Française, aurait pu être puni de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

En tant qu’écologiste, il vous semble également naturel de soutenir ce groupe, dont l’une des membres s’illustra notamment par l’introduction d’un poulet mort dans son vagin : le respect de la vie animale vous semble ici accessoire.

Votre soutien à ce groupe de dégénérées, tombant simplement sous le coup du droit commun russe, est d’autant plus indécent que vous assumez la fonction de Ministre du Logement.

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Source :

http://la-dissidence.org/2012/08/24/lettre-ouverte-a-cecile-duflot-que-diriez-vous-dassumer/

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Ecce homos


Pour nos lecteurs non anglophones, The Saker, parlant de « lobby homo » renvoyait à un de ses articles, consacré à la décision récente des autorités russes d'interdire l'organisation de Gay Prides sur le territoire de la Fédération pour les cent ans à venir.

Gay-pride-parade-fairy.jpgIl en jubilait, se promettant d'assister à une levée de boucliers gratinée de la part des missionnaires de la démocratie bien-pensante, chose qui, évidemment, n'a pas manqué de se produire : Human Rights First vient de condamner la Russie.

The Saker n'aime pas les Gay Prides. Nous non plus. Ses raisons, il les expose avec force et clarté. L'échange d'opinions qui suit son article est au moins aussi intéressant, mettant aux prises, entre autres et outre lui-même, un croyant musulman et un homosexuel athée. Les arguments des uns et des autres valent certainement qu'on les prenne en compte. Je me contenterai, ici, pour mes lecteurs sourcilleux d'avancer autant que possible les miens.

Oui, la Gay Pride me gêne, comme me gênerait une Hétéro-Pride. Pourquoi ? Parce que, sous ses airs libertaires, c'est une manifestation d'intolérance et un abus de pouvoir.

The Saker et ses hôtes s'empoignent – courtoisement mais pas à fleurets mouchetés – sur le point de savoir si l'homosexualité est innée ou acquise, si elle est dans votre ADN ou s'il s'agit d'un virus, et si les sociétés ont ou non raison de la réprimer. Débat qui fera encore couler beaucoup d'encre, j'en ai peur, mais qui n'est pas notre sujet de préoccupation, ni celle, à mon sens, des autorités russes. Interdire l'organisation des Gay Prides n'est pas interdire l'homosexualité.

Gay pride Paris -45681441_gay_praid_2009_095.jpgInnée ou acquise? Quel intérêt quand les jeux sont faits ? Ceux qui appartiennent à cette tranche de la société doivent vivre avec leur particularité et trouver, dans cette société, leur place. A droits égaux. Que les homosexuels, mâles ou femelles, puissent vivre sans être persécutés, puissent cohabiter, tester, hériter entre eux s'ils le souhaitent, sont des droits fondamentaux que nul n'a le droit de leur contester. Mais qu'est-ce que vivre en société , sinon essayer d'y jouir d'un maximum de liberté sans que ce soit au détriment de la liberté des autres ? Et c'est là que le bât blesse.

Que des homosexuels exhibent leurs préférences sexuelles dans la rue n'est pas un crime. C'est un manque de savoir-vivre et une manifestation d'intolérance. Une Gay Pride est aussi offensante que le serait une Hétéro-Pride, une Sadic-Pride ou une Pedomaniac Pride. La sexualité est affaire intime. Exhiber sa libido sur la voie publique peut offenser les autres, y compris les homosexuels non-exhibitionnistes.

The Saker y voit une démarche fascisante. Sans aller jusque là (surtout dans les intentions) il faut reconnaître qu'imposer ses préférences – ou le spectacle de ses préférences – à ceux qui n'en ont que faire est une manifestation de pouvoir. Abusif. Et infantile, par définition.

On peut regretter que les autorités russes aient dû légiférer pour pallier le manque d'auto-discipline et de savoir-vivre d'une partie de leurs compatriotes. Mais les autorités russes ne sont pas redevables de leur administration du pays qu'aux seuls homosexuels et sont, en outre, confrontées à des attaques venant de toutes parts, dont le but (revendiqué!) est de subvertir et de dissoudre la société russe. L'organisation de Gay Prides est un des moyens utilisés pour y parvenir, même si ceux qui veulent s'y livrer n'en sont pas conscients. Dans la mesure où ce genre de festivités non spontanées ne se produit que dans des sociétés en décomposition, un gouvernement démocratique n'a pas seulement le droit mais le devoir de s'y opposer. Et tant mieux si les personnes concernées comprennent son souci et consentent de bon gré à vivre leur sexualité dans leur chambre à coucher ou tous autres endroits discrets.

Cette occasion est aussi bonne qu'une autre de nous rappeler deux ou trois choses. Pas de panique ! Il ne s'agit que de résumer les derniers dix mille ans d'histoire.

Avant l'Histoire, justement, il y eut le matriarcat ou « tout le pouvoir aux mères de famille » (ce que contestait feu Georges Dumézil mais ses fantasmes sont son affaire). Un jour, les pères se révoltèrent contre cet état de choses effectivement oppressif et injuste, qui les infantilisait. Cependant, au lieu de réclamer leur part de droits et de responsabilités, et précisément parce qu'ils étaient infantiles, ils prirent le pouvoir. Ce qui se traduisit presque partout par l'enfermement et l'infantilisation forcée des femmes. Les filles devinrent propriété et objets de troc des pères, utilisables à merci pour accroître et affermir leur pouvoir. Les fils, rivaux potentiels dès la puberté, ne furent pas mieux lotis. Infantilisés eux aussi et autorisés à sortir de cet état de dépendance absolue uniquement pour aller combattre – et si possible se faire tuer – dans les guerres fomentées par les pères, dans le but sempiternel d'accroître et de renforcer leur dit pouvoir. Depuis l'existence, même embryonnaire, du patriarcat (« tout le pouvoir aux pères de famille »), la volonté de puissance et la cupidité ont régi les sociétés des pères, lesquels ont hélas conservé leur infantilisme d'origine, tout en l'imposant à femmes, filles et fils. L'infantilisme est LA plaie cardinale du genre humain et le responsable de 90% de ses misères.

Mais les homosexuels ?

N'avaient pas été mieux lotis sous le matriarcat, les mères, pas plus que les pères, n'ayant eu que faire de non-reproducteurs.

De tout temps persécutés à peu près partout.

Sauf chez les Grecs il est vrai, où l'homosexualité masculine fut même institutionnalisée. Mais pas son libre choix. Puisqu'elle fut imposée au contraire, à tous les mâles mineurs d'âge sans distinction. Mais en fait, ce n'est pas l'homosexualité qui fut imposée mais la bisexualité : les femmes au gynécée, à obligatoirement engrosser pour assurer la descendance, et les petits garçons, pour le soulagement et la bagatelle. But hautement politique : ne laisser aucune ombre de possibilité aux femmes de jouer un rôle actif dans la société en tenant, par exemple, l'un ou l'autre mâle par les couilles. Qui contrôle la sexualité contrôle la société. Aujourd'hui comme dans la Grèce antique.

Au point d'explosion démographique où nous sommes arrivés, alors que les oligarchies occidentales songent à supprimer par des moyens divers une partie de l'espèce humaine (qui continue à manger alors qu'elle ne leur sert plus à rien), alors que les si-peu-démocrates-Chinois (ah, la la) légifèrent pour interdire plus d'un enfant par famille, on pourrait penser que le moment est venu de laisser les homosexuels enfin vivre leur vie sans brimades.

The Saker dit qu'aux USA, la décision de dépénaliser l'homosexualité « fut une décision politique née d'un rapport de forces » (c'est vrai) et « sans fondement scientifique » (la science n'a rien à voir dans l'affaire, puisqu'il s'agit d'affect et que l'affect humain est aussi bien connu de la science que le sous-sol d'Aldébaran).

Quelle a été et quelle est encore l'arme absolue du patriarcat pour pérenniser son pouvoir ? L'institution du mariage. Qu'il soit monogamique ou polygamique. C'est pourquoi on peut s'étonner que les homosexuels, au moment où le rapport de forces leur devient favorable, loin de diagnostiquer correctement et de combattre la cause première de leurs malheurs, réclament assez sottement le droit de se marier. Le beau Barak Obama, ratissant  jusque dans les coins, vient de le leur accorder.

Certes, les homosexuels n'ont pas à s'attaquer, seuls, aux tares des sociétés dans lesquelles ils vivent, mais l'instinct de conservation le plus élémentaire aurait dû les inciter à un peu moins de panurgisme et d'obéissance aveugle aux diktats du dernier avatar du patriarcat. Gay Prides indeed !

La permissivité, à l'égard de tout ce qui a été si longtemps réprimé est partiellement inévitable (rapport de forces changé par la démographie galopante et la décadence) et partiellement voulue par les oligarchies occidentales, dont le pouvoir ne peut se maintenir que par la dislocation du tissu social des contrées qu'elles veulent à leur botte. D'où l'organisation, forcée s'il le faut, de Gay Prides et de Pussy Riots.

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Sofia, Bulgarie - Monuments aux morts soviétiques et bulgares de la IIe Guerre Mondiale

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A ce propos, deux mots de conclusion sur la Russie, puisque la Russie vient de faire savoir qu'elle ne voulait pas de la dislocation de son tissu social. Les attaques portées à sa cohésion, sous des formes de moins en moins camouflées, ont eu le résultat – imprévu pour les initiateurs – de resserrer les rangs, y compris ceux de l'opposition, autour du gouvernement de Vladimir Poutine. (On entend d'ici la meute de service aboyer au nationalisme).

Pour ceux qui sont bouchés à l'émeri :

Vladimir Poutine et son gouvernement ont été élus, à une majorité importante des voix, dans des conditions de régularité que nous pouvons leur envier, par une population de 143 millions de personnes. Ces gens ont des lois et n'en déplaise aux hystériques laveurs de cerveaux de l'Occident, la Fédération de Russie est une démocratie. Comme toute démocratie, elle a une opposition. Elle en a même plusieurs. Il est hautement réjouissant que les tarés apprentis sorciers de l'Empire, avec leurs chiffons à trous sur la tête, aient réussi ce que la bonne volonté de l'équipe au pouvoir n'avait pu faire jusque là : rassembler même l'opposition autour d'elle. Evidemment pas l'opposition milliardaire. Mais, par exemple, l'opposition communiste et son chef, Guennadi Ziouganov, principal rival de Vladimir Poutine aux dernières élections présidentielles. (Eh oui, en Russie comme en Italie, il y a des communistes qui vont à la Messe). Et, bien entendu, le vieux Soljénitsine, qui a vu l'Amérique et qui en est revenu.

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Réaction naturelle d'une nation digne de ce nom.

Salut et fraternité à elle.

Bref, après les tentes oranges, la révolution (oufti!) des roses et les bandeaux verts censés purger le monde de l'abominable Ahmadinedjad, voici les balaclavas multicolores. Quels trésors d'invention ! On résiste mal à l'envie d'ouvrir des paris. Ce sera quelle couleur pour Chavez ? Et pour Correa ? Pour Castro, ça, on sait déjà : couleur foire de cochons.

Oh, pardon.

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Saint Petersbourg : V. Poutine payant de sa personne à une collecte de fonds pour les enfants cancéreux.

(Ce n'est pas une prière, ni punk, c'est juste du Louis Armstrong, et l'accent n'est pas terrible.)

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Ce blog est comme les opéras de Richard Wagner : quand on croit que c'est fini, il y en a encore . Quelques articles exceptionnels, à lire pour ne pas mourir idiots :

Analyse de la situation en Syrie

Alain CHOUET

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Invité de l’Association Régionale Nice Côte d’Azur de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale) le 27 juin 2012, Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, reconnu bien au delà de l’Hexagone pour son expertise du monde arabo-musulman, livre ici une vision intéressante et décapante.

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30 août 2012

Conspirationnisme : la paille et la poutre

Frederic LORDON

(des économistes atterrés – atterres.org)

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Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pardon : c’est une bénédiction. C’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. Que le peuple soit mineur, c’est très bien ainsi. Surtout qu’il veille à continuer d’en produire les signes, l’élite ne s’en sent que mieux fondée à penser et gouverner à sa place.

Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent)

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30 août 2012

Postmodernisme ? (Znet)

Noam CHOMSKY

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Récemment Z a reçu des questions à propos de la pertinence et de la portée éventuelle de ce qui est appelé postmodernisme. Nous avons dans le passé – lorsque c’était un sujet plus d’actualité, ou qui en tout cas semblait l’être – publié plusieurs essais, et même des débats sur le sujet. On peut facilement les trouver sur ZNet. Mais nous sommes tombés par hasard sur une reproduction de la longue réponse que Chomsky avait donnée sur ces questions dans un forum. Nous l’avons trouvée assez bien, et nous avons estimé qu’elle peut être publiée. Le texte ci-dessous avait été mis en ligne en novembre 1995, nous avons juste éliminé les noms des personnes qui interrogeaient Chomsky.

Il me semble que le débat avait commencé quand Mike et moi, avec peut-être d’autres personnes, avions été accusés de n’avoir point de théorie, et donc de ne pas pouvoir expliquer pourquoi les choses sont comme elles sont. Nous devions donc nous tourner vers la « théorie » et la « philosophie », ou « les constructions philosophiques », ou ce genre de choses, pour remédier à cette déficience et pouvoir comprendre ce qui se passe dans le monde, et pour agir. Ma réponse a toujours été de réitérer ce que j’avais écrit il y a trente-cinq ans*, longtemps avant l’éruption du « postmodernisme » dans la littérature : « S’il existe un corps de théorie, testé, vérifié, qui s’applique aux relations internationales ou à la résolution des conflits internationaux, voire même des conflits internes, son existence reste un secret bien gardé », malgré beaucoup de « prétentions pseudo-scientifiques ».

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Les trois suivants sont une dénonciation, très documentée et argumentée du rôle honteux joué par Amnesty International, Human Rights Watch et Chatham House (car il n'y a pas que l'ONU), dans la fabrication du consentement à la mise à sac du monde. Le Grand Soir a choisi de traduire celui de Diana Johnstone. Les deux autres sont en anglais. Sorry.

TUESDAY, AUGUST 21, 2012

Amnesty International is US State Department Propaganda

Amnesty run by US State Department representatives, funded by convicted financial criminals, and threatens real human rights advocacy worldwide.

by Tony Cartalucci

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Image: From Amnesty International USA's website, « Free Pussy Riot. » « Help Amnesty International send a truckload of balaclavas to Putin. » This childish stunt smacks of US State Department-funded Gene Sharp antics - and meshes directly with the US State Department's goal of undermining the Russian government via its troupe of US-funded « opposition activists » including "Pussy Riot" . That Amnesty is supporting the US State Department's agenda should be no surprise, it is run literally by the US State Department's Deputy Assistant Secretary for International Organizations, Suzanne Nossel.

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Ce texte, traduit en français, vient de paraître sur le blog Résistance 71 :

Allez, on vous l'ajoute :

Droits de l’Homme et hypocrisie :

Amnesty International comme agence de propagande du ministère des affaires étrangères américain…

A lire en parallèle l'article de Paul Craig Roberts sur la diabolisation de Poutine et la corruption des organisations de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International. L’éveil et la poussée de démystification salvatrice semblent opérer de concert…

Résistance 71 –

Amnesty International est une agence de propagande du ministère des affaires étrangères U.S.

Amnesty est dirigée par des représentants du ministère des affaires étrangères états-unien, est financée par des criminels financiers condamnés et menace la véritable défense des droits de l’Homme partout dans le monde.

 par Tony Cartalucci

le 21 Août 2012,

Souvent considérée à tort par beaucoup comme étant la quintessence sur la question des droits de l’Homme dans le monde, cela pourra choquer certains d’apprendre qu’Amnesty International n’est en fait qu’un des plus grands obstacles à la véritable cause et défense des droits de l’Homme sur cette planète.

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Institute for Political Economy

Pussy Riot, The Unfortunate Dupes of Amerikan Hegemony ~ Paul Craig Roberts

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August 22, 2012

My heart goes out to the three Russian women who comprise the Russian rock band, Pussy Riot. They were brutally deceived and used by the Washington-financed NGOs that have infiltrated Russia. Pussy Riot was sent on a mission that was clearly illegal under statutory law.

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31 août 2012

Pussy Riot et Amnesty International : Le déclin de la protestation politique (Counterpunch)

Diana JOHNSTONE

Pussy - Johnstone -arton17587-2b2a8.jpgIl était une fois une organisation appelée Amnesty International qui se consacrait à la défense des prisonniers de conscience partout dans le monde. Son action était guidée par deux principes qui ont contribué à son succès : la neutralité et la discrétion. Dans le contexte de la Guerre Froide, Amnesty International à ses débuts prenait soin d’équilibrer ses campagnes en faveur des prisonniers entre les trois régions idéologiques : l’Occident capitaliste, l’Est communiste et les pays en voie de développement du Sud. Les campagnes étaient discrètes, évitant les polémiques idéologiques et se concentrant sur les conditions physiques et juridiques des prisonniers. Leur objectif n’était pas de se servir des prisonniers comme d’une excuse pour s’épancher contre un gouvernement « ennemi », mais de convaincre les gouvernements de cesser toute persécution contre des dissidents non-violents. L’organisation réussit à exercer une influence civilisatrice universelle.

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Découvrir, en l'espace de trois jours, ce qu'avaient à nous dire Chouet et Lordon, mais aussi ce que nous disent Cartalucci, Craig Roberts et Johnstone, interdit de désespérer.


Fluctuat Nec Mergitur


Catherine L.

Le 3 septembre 2012






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